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Pôle de Physique Solaire
Illustration des activités de recherche scientifique
du pôle
Champs magnétiques solaires :
résultats marquants
Voici quelques exemples de résultats marquants (et non exhaustifs)
résultant de l'exploitation de THEMIS sur la période 1998-2001 par les chercheurs
du laboratoire :
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En spectro polarimétrie multi raie à fente fine (MTR) :
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les premières cartes des champs magnétiques
longitudinaux des régions actives ont été obtenues sur plusieurs
raies simultanées en 1998, permettant une exploration en altitude avec une
résolution de 0,4 arc sec/pixel soit 0,8 arc sec sur le Soleil
et une précision polarimétrique nominale (10-3) conforme au
cahier des charges de l'instrument. Dans les années à venir, la
résolution spatiale sera améliorée par l'optique adaptative ;
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les premières cartes d'inclinaison du champ sur la ligne de
visée et d'azimut ont été obtenues à partir de 1999 par
plusieurs méthodes ; nous avons démarré l'élaboration de
techniques d'inversion rapide des profils de Stokes U, Q, V pour remonter aux
3 composantes du vecteur champ magnétique ;
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des programmes de mesure des polarisations faibles, par accumulation
de spectres, ont commencé et permis des mesures de taux de polarisation atteignant
10-5, montrant l'excellence de THEMIS, avec comme application principale la
détermination des champs magnétiques dans les protubérances par
effet Hanle. Des observations coordonnées avec le Gregory Coudé
Telescope allemand dans l'IR proche (GCT) ont été menées ;
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la polarisation par impact lors du bombardement de la
chromosphère par des faisceaux de particules lors des éruptions constitue
un sujet en cours avec le polarimètre monochromatique PARIS de Meudon et que nous
avons abordé avec THEMIS en spectro polarimétrie.
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En spectro imagerie polarimétrique (DPSM) :
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les oscillations dans la pénombre des taches ainsi que les
umbral flashes ont été quantifiés par effet Doppler en
CaII IR. Il faut compléter ce travail par une étude des oscillations
du champ magnétique à deux niveaux atmosphériques (travail
entrepris en 2002) ;
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la structure des filaments, grâce à des observations
coordonnées THEMIS/VTT/SOHO a été précisée dans des
domaines de température variant de 10 4 K à
10 6 K (au cours de deux campagnes MEDOC par an). Des techniques
d'inversion pour les raies du CaII, des modèles de "nuages" pour
 ,
le calcul de l'absorption du continu de Lyman dans les raies coronales sont venus
à l'appui de ces observations ;
-
la stratification des champs magnétiques en altitude,
mesurée le long du profil des raies, a été confrontée
à des modèles d'extrapolation développés au laboratoire,
contraignant les modèles d'ouverture des tubes de flux vers la couronne. Une
technique d'inversion des raies D du sodium a été construite à
cette fin ;
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la magnéto-dynamique du réseau photosphérique
(granulation) a été abordée mais souffre actuellement de
l'insuffisance de la résolution spatiale du télescope, et reste donc
l'apanage du Pic du Midi ;
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l'étude des éruptions en haute résolution
temporelle (imagerie et spectro imagerie) est un programme qui démarre en vue
d'observations coordonnées avec RHESSI.
Nous avons pu mesurer pour la première fois en l'an 2000 le
champ magnétique longitudinal au-dessus des taches en NaD1 en utilisant une
méthode polarimétrique originale (grille) inventée au laboratoire. Le
mode DPSM, moins précis que le MTR en résolution spectrale, est en contrepartie
axé sur la haute résolution angulaire et temporelle.
Tous ces programmes avec THEMIS, dont le dénominateur commun est la
polarimétrie et l'obtention de profils de Stokes I, Q, U, V avec une précision
variable selon l'objectif recherché (de 3·10-3 à 10-4
ou même 10-5), seront approfondis sur la période 2002-2005 en profitant
des améliorations focales du télescope. D'autres recherches seront également
entreprises (second spectre solaire, polarisation des raies moléculaires, champ
magnétique 3D des filaments, physique des tubes de flux concentrés lorsque la
résolution spatiale nominale de 0,17 arc sec du télescope sera atteinte,
mesure des courants électriques dans les régions actives en relation avec les
instabilités).
D'autres programmes sans polarimétrie, menés en particulier entre
le VTT, le Pic du Midi, SOHO et YOHKOH, ont été axés sur les
mécanismes de déclenchement des instabilités en utilisant les mouvements du
plasma le long des lignes de champ comme traceur du champ magnétique :
"sigmoïdes" ou boucles coronales en S matérialisant le cisaillement
des champs, définition des mécanismes de démarrage des éruptions et
CME à partir de l'émergence et de l'injection de champs cisaillés,
permettant en parallèle d'établir de nouveaux indices pour la prévision de
l'occurrence des instabilités et de leurs effets dans le cadre de la
météorologie de l'espace.
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Dernière mise à jour le 28 novembre 2002.
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