par Nicole Meyer-Vernet et Michel Moncuquet
Département de Recherche Spatiale, CNRS URA
264,
Observatoire de Paris, 92195 Meudon Cedex
Dans les environnements ionisés naturels, les fonctions de distribution des vitesses ne sont en général pas maxwelliennes, du moins aux énergies suprathermiques, et les équations hydrodynamiques simplifiées donnent souvent des résultats erronés. On présentera quelques conséquences génériques de cet écart à l'équilibre, qui vient essentiellement de ce que même lorsque les collisions ne sont pas négligeables pour les particules thermiques, elles le sont en général pour les particules énergétiques car la section efficace des particules chargées varie inversement au carré de l'énergie. On prendra l'exemple du tore de plasma du satellite Io pour montrer les défaillances des modèles classiques et résumer les bases physiques d'une nouvelle génération de modèles.