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Plusieurs
questions se posent :
A ce jour, on connaît une centaine d'étoiles entourées de
planètes. Ces dernières ont des masses comparables à
celle de Saturne et au-delà, et des périodes de révolution
qui s'échelonnent entre 3 jours et plusieurs années. Dans
onze cas, les étoiles possèdent même un cortège planétaire
de deux ou trois planètes.
A travers la recherche et l'étude de ces planètes, l'astrophysicien
cherche à répondre à plusieurs questions:
Quelles sont les caractéristiques physiques de ces planètes
(masse, taille, densité, température, composition chimique...)
Quels sont leurs processus de formation ?
Quelle est la proportion des étoiles qui possèdent un cortège
planétaire ?
Comment les caractéristiques de l'étoile (masse, taille,
température, composition chimique...) influent-elles sur les questions
précédentes ?
Quelle est la définition d'une planète ? (Contrairement
à ce qu'on pourrait penser, cette question n'est toujours pas tranchée.)
Au-delà de ces questions purement astrophysiques, il est naturel
de se demander aussi :
Existe-t-il des planètes propres à abriter la vie telle que
nous la connaissons ? Une autre forme de vie ?
Existe-t-il des planètes habitées ? Si oui, ces formes de
vie sont-elles intelligentes ?
Etc
Exobiologie
ou Bioastronomie
La recherche de la vie dans l'Univers, et l'étude des conditions dans
lesquelles elle peut se développer ailleurs que sur Terre, est l'objet
d'une nouvelle discipline appelée exobiologie ou bioastronomie.
Par leurs implications dans des projets liés aux planètes extra-solaires
et plus généralement en planétologie,
les chercheurs du LESIA font partie des acteurs de ce nouveau domaine.
Travaux
théoriques
En s'appuyant
sur les connaissances acquises sur les planètes géantes du système
solaire, une équipe du LESIA élabore des modèles afin
de mieux comprendre la physique des atmosphères des exoplanètes
géantes.
Méthodes
de détection
Il existe
quantité de méthodes de détection. Seules celles qui
sont mises à profit dans les projets développés au sein
du LESIA sont indiquées ici.
Détection de transits par photométrie
à haute précision
Si le plan de l'orbite de la planète est quasiment aligné
avec la ligne de visée de l'observateur, la planète passe
devant le disque de l'étoile à chaque révolution. Il
en résulte une occulation partielle de l'étoile et donc une
baisse apparente de son éclat pendant quelques heures, et ce de manière
périodique. Ce phénomène d'occultation partielle, appelé
transit, peut-être utilisé pour déduire indirectement
la présence d'un compagnon planétaire.
Coronographie
Si la planète est difficile à observer directement, ce
n'est pas seulement parce qu'elle est intrinsèquement peu brillante,
c'est aussi parce que l'observateur est "aveuglé" par la lumière
de l'étoile. La coronographie est une technique qui consiste à
masquer la lumière de l'étoile pour faire "ressortir" l'image
de la planète.
Interférométrie
Cette technique consiste à combiner la lumière collectée
par un ou plusieurs télescopes pour former des franges d'interférence.
Il est possible d'extraire de l'apparence de ces franges (contraste et position),
une information sur la forme de la source émettrice avec une résolution
angulaire (finesse des détails) comparable à celle donnée
par un télescope virtuel géant de diamètre égale
à la distance entre les télescopes utilisés. Au confluent
de l'interférométrie et de la coronographie, se trouve l'interférométrie
coronographique ou interférométrie en frange noire. Il s'agit
cette fois d'éteindre la lumière de l'étoile en faisant
se recombiner destructivement la lumière issue de l'étoile
(frange noire), mais constructivement celle issue de la planète (frange
brillante) dont la position est légèrement décalée
sur le ciel.
Emission
radio décamétrique Les planètes géantes
du système solaire, en particulier Jupiter, possèdent de forts
champs magnétiques. Des particules chargées, qu'on trouve
en abondance dans le vent solaire par exemple, sont accélérées
dans ce champ et émettent alors un rayonnement dans le domaine radio.
Des planètes extra-solaires géantes pourraient donc trahir
leur présence par un rayonnement de ce type, à condition qu'il
soit suffisamment intense pour être capté depuis la Terre.
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