LESIA - Observatoire de Paris

Sur les autres planètes du système solaire

jeudi 22 janvier 2009, par Renée Prangé et Laurent Pallier

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 Neptune

Neptune vue dans le visible par la sonde Voyager 2 en 1989. (...)
Neptune vue dans le visible par la sonde Voyager 2 en 1989. NASA.

Dernière planète gazeuse du système solaire, Neptune possède un champ magnétique dont l’axe forme un angle de 47 degrés avec l’axe de rotation. Cette configuration amène la planète à présenter un pôle magnétique périodiquement en direction du Soleil au cours de sa rotation sur elle-même. La forme de la magnétosphère de Neptune se modifie donc continuellement au cours des 16 heures de sa rotation en oscillant entre celle de la Terre et celle d’Uranus. Les émissions aurorales ne sont pas organisées en ovales auroraux, mais ressemblent plus à celles de sa voisine Uranus. La sonde Voyager 2 a detecté des émissions aurorales UV avec son spectrographe lors de son passage en 1989. La carte en projection ci-dessous montre la répartition géographique des émissions aurorales. La magnétosphère de Neptune est alimentée en plasma par les éjections des geysers d’azote de son plus gros satellite Triton.

Photo de Triton, le plus gros satellite de Neptune, vu en lumière visible (...)
Photo de Triton, le plus gros satellite de Neptune, vu en lumière visible par Voyager 2.

Sur cette image, on voit des traces sombres formées par les éjéctats déposés sur le sol par les geysers à la surface de Triton. NASA.

Carte géographique des emissions aurorales UV de Neptune vues par Voyager (...)
Carte géographique des emissions aurorales UV de Neptune vues par Voyager 2.

Le plus grand pic d’emission est situé au pied du pôle sud magnétique. Les emissions entre 0 et 80 degrés de longitude sont localisées aux pieds de lignes de champ magnétique à plus basses latitudes que le pôle nord magnétique. Avec l’autorisation de B.R. Sandel, F. Herbert et A.J. Dessler ; Geophysical Review Letters.