LESIA - Observatoire de Paris

Sauf exception, les séminaires ont lieu sur le site de Meudon, dans la salle de conférence du bâtiment 17.

Prochains séminaires

  • Vendredi 26 janvier 2018 à 11h00 (Salle de conférence du bâtiment 17)

    Alpha du Centaure, trois étoiles pour une mission interstellaire

    Pierre Kervella (LESIA)

    Alpha Centauri AB et Proxima sont nos plus proches voisines, à environ 270 000 unités astronomiques. Les deux composantes principales sont similaires au Soleil (A et B), alors que Proxima est une naine rouge de très faible masse (1/8ème de la masse du Soleil, et 1/6ème de son rayon) autour de laquelle orbite une planète tellurique dans sa zone habitable (Proxima b). Je présenterai un résumé ce que nous savons de ces trois étoiles. Outre leur importance en physique stellaire, Alpha Cen pourrait être la première cible d’une sonde balistique interstellaire miniaturisée. La faisabilité d’une telle mission est actuellement étudiée par le projet Breakthrough Starshot, dont je décrirai brièvement les objectifs.


  • Mardi 30 janvier 2018 à 14h00 (Salle de conférence du bâtiment 17)

    La spectroscopie de Fourier en astronomie : de ses origines à nos jours

    Jean-Pierre Maillard (IAP)

    Les principes de la spectroscopie dite « par transformation de Fourier » ont été établis en France au début des années 60 (thèse de Jeanine Connes). Ils s’inscrivent en prolongement direct des travaux d’Albert Michelson à la fin du 19e siècle et l’interféromètre qui porte son nom.

    Mais cette méthode de spectroscopie non conventionnelle car non dispersive, n’a été redécouverte et pris son essor que trois-quarts de siècle plus tard, grâce aux développements concomitants des détecteurs photo-électriques, des moyens d’enregistrements des données, des ordinateurs et au rôle de quelques pionniers. Ce nouveau type de spectromètre, développé avant tout dans le domaine infrarouge, a pu être considéré dans les années 70 comme le spectromètre idéal. Les applications en astronomie, avec plusieurs résultats marquants, de la composition de l’atmosphère des planètes au rayonnement du fond cosmologique, ont largement contribué à sa généralisation. Mais aujourd’hui, avec le développement des mosaïques de détecteurs de grand format dans tous les domaines spectraux, particulièrement en astronomie, les spectromètres à réseau ont pris l’avantage. La méthode de Fourier conserve toutefois quelques niches spécifiques, comme dans le domaine de l’infrarouge lointain spatial ou pour la spectroscopie intégrale de grands champs. Le séminaire rendra compte de cette aventure scientifique débutée il y a plus de 130 ans et qui se poursuit de nos jours.


  • Mercredi 31 janvier 2018 à 15h00 (Salle de conférence du bâtiment 17)

    Modelling of entire prominences with their multiple fine structures : the 3D Whole-prominence fine structure model

    Stan Gunár (Astronomical Institute of the Czech Academy of Sciences, République tchèque)

    We present the 3D whole-prominence fine structure (WPFS) model (Gunár & Mackay 2015) that combines a 3D magnetic field configuration of an entire prominence obtained from non-linear force-free field simulations, with a detailed description of the prominence plasma. The plasma is located in magnetic dips in hydrostatic equilibrium and is distributed along hundreds of fine structures within the 3D magnetic model. The prominence plasma has realistic density and temperature distributions including the prominence-corona transition region. Thanks to this the 3D WPFS model provides us with a representation of a prominence with complexity that approaches the real prominences.

    This fact was demonstrated by H-alpha visualization of the simulated prominence done by Gunár & Mackay (2015, 2016). To produce the high-resolution synthetic H-alpha images of the WPFS model we use the fast approximate radiative transfer visualization technique developed by Heinzel et al. (2015). This technique allows us for the first time to produce images of simulated prominences in emission on the solar limb and filaments in absorption against the solar disk using a single model. By employing such a visualization we can study connections between the local configuration of the prominence magnetic field and the observable structure of the prominence/filament plasma. In addition, we are able to consistently study the influence of the varying photospheric flux distribution on the prominence magnetic field configuration and its effect on the observable prominence plasma during prominence evolution.

    In addition to the H-alpha line, we have also developed and used a novel technique for synthesis of the emergent radiation at the millimeter/sub-millimeter wavelengths which are employed by the Atacama Large Millimeter/sub-millimeter Array (ALMA) - see Gunár et al. 2016, 2018.


  • Mercredi 14 février 2018 à 11h00 (Salle de conférence du bâtiment 17)

    Numerical Simulation of a Global Superflare from Kappa-1 Cet

    Benjamin Lynch (Space Science Laboratory, U. Berkeley, USA)


Séminaires passés

  • Lundi 9 octobre 2017 à 14h00 (Salle de conférence du bâtiment 17)

    Adaptive Optics activities at the Australian National University

    Francois Rigaut (AITC, Research School of Astronomy and Astrophysics, Australian National University)

    In addition of its deep commitment to the Australian National facilities like Siding Springs Observatory, ANU is part of the Giant Magellan Telescope, and since recently, part of ESO as a strategic partner. Within the ANU, the Advanced Instrumentation Technology Centre core mission is to build instruments for astronomy. It is, together with the AAO, one of two optical/infrared instrumentation pole in Australia. Our focus is Near-Infrared imagers and Integral Field Spectrographs, and since 2012, Adaptive Optics. I will give an overview of our AO activities, covering applications and developments for GMT, Subaru GLAO, Gemini GeMS’s NGS2, as well as activities pertinent to the newly signed ANU-PSL collaboration (e.g. relative to Green Flash).


  • Jeudi 5 octobre 2017 à 11h00 (Salle de conférence du bâtiment 17)

    MASER : un projet de service radio basse fréquence

    Baptiste Cecconi (LESIA)

    MASER (Mesures, Analyse et Simulations d’Emission Radio) est un projet de SNO (Service National d’Observation) dédié à la radioastronomie basse fréquence. Ce service a pour but de distribuer en particulier des données radio basses fréquences (quelques kHz à 50 MHz) obtenues à partir d’instruments sols et spatiaux (Cassini, STEREO, Ulysses, WIND, Nançay…). Ce sont des données radio solaires et planétaires (Terre, Jupiter et Saturne, principalement) ; des catalogues d’événements radio solaires et planétaires (Sursaut Solaires, Emissions Joviennes) ; des outils de traitement, de simulation et d’analyse pour les données radio basses fréquences ; des services interopérables avec deux grands standards de l’Observatoire Virtuel : SPASE et l’IVOA ; des supports de cours et de TP liés à la radio basse fréquence ; des bibliothèques logicielles pour construire des jeux de données radio BF compatibles OV. La préparation de ce SNO se fait en coordination avec l’Action Spécifique SKA-LOFAR et avec la Station de Radio Astronomie de Nançay.


  • Lundi 25 septembre 2017 à 16h00 (Salle de conférence du bâtiment 17)

    Surface-atmosphere interactions on Pluto - New Perspectives from New Horizons

    Leslie Young (Southwest Research Institute, Boulder Colorado, USA)

    When the New Horizons spacecraft flew past Pluto in July 2014, it revealed a beautiful and complex world in stunning detail. Further analysis now has given us maps of not only the albedo and color, but also topography and composition. We can now see the locations, depths, and slopes of areas that do or do not contain the ices N2, CO, and CH4. These ices are volatile and make up Pluto’s atmosphere as well. I will talk about some of aspects of surface-atmosphere interactions, with a particular emphasis on the role of topography in maintaining pockets of N2 ice at the high northern latitudes that are currently in continuous sunlight.


  • Jeudi 14 septembre 2017 à 10h00 (Salle de conférence du bâtiment 17)

    Présentation du futur Complexe Technologique Spatial (CTS) sur le site de Meudon (bât. 15)

    Yann Hello, Jérôme Parisot et Boris Segret (LESIA)

    Fin août 2017 a lieu le démarrage d’un grand chantier pour le LESIA et le campus spatial PSL CCERES (opéré par le labex ESEP) : plus de 200 m2 d’espace dédié à l’instrumentation spatiale, dont un peu moins de la moitié en environnement propre, dans le bâtiment 15 du site de Meudon. Cet espace sera prévu pour y concevoir et intégrer les productions spatiales du LESIA, de C²ERES (Campus et CEntre de Recherche pour l’Exploration Spatiale) et de leurs partenaires, cela pourra aller du nanosat aux instruments embarqués sur les grosses sondes de l’ESA.

    Il comprend trois principaux éléments : la salle PROMESS, un centre d’ingénierie concourante pour la conception en amont de projets spatiaux, une salle d’intégration dédiée aux nanosats et une salle où sera installée la cuve SIMENOM qui est isolée au bâtiment 8 pour l’instant. Si tout se passe bien, cet espace, dénommé Complexe Technologique Spatial (CTS) sera opérationnel au tout début de l’année 2018. Ce projet participera de façon conséquente à la visibilité du campus spatial de PSL à l’Observatoire, le C²ERES. Ce sera une brique importante pour le projet de fédération des campus spatiaux d’Ile-de-France à travers l’EUR EUREQA déposé en juin dans le cadre du Programme des Investissements d’Avenir du Commissariat Général aux Investissements.

    Nous proposons de faire une description détaillée du CTS et d’expliquer comment les projets spatiaux pourront y avoir accès.


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