LESIA - Observatoire de Paris

  • Jeudi 12 novembre 2009 à 11h00 (Salle de conférence du bât. 17)

    Une nouvelle population dans le milieu interplanétaire : des nanoparticules accélérées par le vent solaire

    Nicole Meyer-Vernet (LESIA, Observatoire de Paris, CNRS, UPMC, U. Paris-Diderot)

    Des mesures récentes impliquent la présence dans le milieu interplanétaire de nanoparticules de vitesse plusieurs centaines de kilomètres par seconde. Pour ces particules, intermédiaires entre les ions moléculaires et les poussières, le rapport entre la charge électrique et la masse est suffisamment grand pour que leur dynamique soit dominée par la force de Lorentz associée au champ magnétique transporté par le vent solaire. J’indiquerai le principe de leur détection in situ avec des instruments "ondes" dans l’espace, qui réalise une extension des mesures de plasma par spectroscopie du bruit thermique dans différents milieux du système solaire, et des mesures de micro-poussières dans les anneaux planétaires. Je montrerai des mesures récentes faites par les instruments Stereo/WAVES et Cassini/RPWS et leur interprétation. Finalement, je discuterai l’origine de ces particules et la physique de leur interaction avec le vent solaire, ainsi que quelques perspectives impliquées par cette découverte.


  • Tuesday 13 October 2009 à 11h00 (Salle de conférence du bât. 17)

    Dynamical evolution of interplanetary flux ropes

    A. M. Gulisano (Instituto de Astronomia y Fisica del Espacio, Buenos Aires, Argentina)

    Magnetic Clouds (MCs) are a subset of Interplanetary Coronal Mass Ejections (ICMEs) that present to an heliospheric observer distinctive characteristics: enhanced magnetic field intensity with respect to the surrounding Solar Wind (SW), low proton temperature, and a coherent rotation of the magnetic field during about one day. During their travel from the Sun, these structures evolve and interact with the SW. These structures can be geoeffective and are believed to trigger the most important geomagnetic storms.

    To characterize MCs near Earth, it is useful to compute invariants such as the magnetic helicity and magnetic fluxes, which are also useful to link them with their solar source regions. In this work we present results addressing to test the robustness of these invariants under different cylindrical models for their magnetic structure.

    These invariants depend strongly on the correct determination of the MC axis orientation. Thus, to improve their estimations, we perform a simultaneous fit with several models, and we also use the minimum variance technique (that does not assume any physical model).

    Finally, we present an analysis of the dynamical evolution of MCs in the inner heliosphere (from 0.3 to 1 AU). We introduce and study a dimensionless expansion coefficient, zeta, from an heuristic point of view. This expansion parameter is in agreement with previous theoretical approaches. For MCs perturbed by the surrounding SW, we found different local behavior for zeta from the expected global expansion


  • Vendredi 25 septembre 2009 à 14h00 (Salle de conférence du bât. 16)

    Un flirt avec la limite de la diffraction

    Frantz Martinache (CEAO Postoc Research Fellow at Subaru Telescope)

    De la surface des objets du système solaire au centre galactique, l’optique adaptative a révolutionné notre façon d’utiliser les télescopes en permettant l’obtention d’images a la limite de la diffraction. Malgré ces spectaculaires progrès, il est encore difficile de faire du haut contraste a des séparations angulaires proches de 1 lambda/D.

    Deux stratégies pour atteindre cet objectif seront présentées. Une approche "agressive", consistant a augmenter la densité d’éléments et la vitesse de correction du front d’onde, ce qu’on appelle l’optique adaptative extrême, dont un exemple est le système SCExAO qui verra sa première lumière au Subaru Télescope au printemps prochain. Une seconde approche "passive", consiste a mieux choisir son information en utilisant des masques interférométriques placés en plan pupille. Quelques résultats de ce mode d’observation utilise a Palomar et Keck seront présentés. Une synergie entre ces deux techniques est-elle possible ?


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