jeudi 12 février 2009, par Christian Renié
Le centre LEOPARD a pour mission d’assurer le stockage, l’archivage et la diffusion des données produites par les chaînes de traitement.
Les entrepôts servent à stocker les fichiers de données. Des méta données décrivent et référencent ces fichiers dans les bases de données. Une activité importante du LEOPARD consiste donc à concevoir, mettre en place et administrer des systèmes de gestion de bases de données capables de prendre en charge de très gros volumes de données (plusieurs Tera octets). Des systèmes de gestion de bases de données comme Oracle, PostgreSQL, MySQL sont utilisés.
Le LEOPARD gère actuellement plusieurs entrepôts et bases de données dont l’accès est public ou restreint à des équipes scientifiques. Les données proviennent d’instruments de missions spatiales ou d’observatoires au sol. On peut citer les données données étalonnées de l’instrument VIRTIS sur les missions Venus Express et Rosetta, des données des missions Cassini/RPWS/HFR, COROT, STEREO/SWAVES, les données des instruments d’observations systématiques du Soleil comme le Spectrohéliographe de Meudon ou le Radiohéliographe de Nancay. Un accès rapide à ces bases est disponible ici.
Parmi toutes les expériences développées au Laboratoire, le LESIA est parfois Principal Investigator (responsable scientifique) d’un instrument pour lequel il a une tâche de traitement informatique de distribution de données vers les co-investigateurs internationaux (ESA, NASA, JAXA, ESO).
Des interfaces Web évoluées et dynamiques servent de relais entre l’utilisateur et les systèmes de bases de données. Elles sont développées dans des langages de programmation divers comme PHP, Python, JAVA. Des formulaires de requêtes sont utilisés pour effectuer des recherches simples ou avancées.
Ces interfaces disposent d’outils en ligne permettant des traitements simples sur les données comme la visualisation (BASS2000, Virtis Online Tools), la superposition de différentes données, la création de spectres, le monitoring (Cassini/RPWS/HFR-Kronos, Cercle - moniteurs à neurons) ou la juxtaposition d’observations de différents instruments.
Quelques exemples d’interfaces :
Le LESIA contribue au développement de l’Observatoire Virtuel à travers OV-Paris. La structure OV-Paris a pour objectif le développement de fonctions OV sur les bases de données produites par les équipes de l’Observatoire, en permettant notamment la fouille d’archives automatique et la visualisation simultanées d’informations maintenues dans différents centres de données. OV-Paris assure donc la mise à disposition de bases de données, le développement de standards internationaux pour la description de données astronomiques, et l’implémentation d’outils de visualisation et d’analyse de données compatibles avec ces protocoles.